
Chapelle de Saint Adrien (Keroual)

La chapelle se situe dans le village de Keroual. On trouve la trace de la seigneurie de Keroual (ou Kerhoal ) propriété d’un certain Iehann ou Jean de Corrapé vers 1490 !
Aucun document ne permet de dater la chapelle avec précision. Sans doute faut-il situer la construction entre le 16ème et le 18ème siècle.
Le chanoine Danigo se contente, faute de mieux, d’écrire ceci à son propos :
« Les fenêtres en arc segmentaire indiquent une date assez tardive… Toute son élégance lui vient de son clocheton de granit, ceinturé de trois corniches. »
On ne sait rien ni des origines ni des bâtisseurs : ils sont aussi discrets et modestes que l’est l’architecture de la chapelle !
Deux statues en bois méritent une attention particulière, selon le chanoine Danigo
- La première où le Saint , drapé d’une étoffe en travers du corps, retient de sa main les viscères qui s’échappent de son ventre ouvert . Cette statue est classée « monument historique «La DRAC ( Direction Régionale des Affaires Culturelles ) la date du 16ème siècle sans autre précision.
- La seconde où le saint figure en chevalier du Moyen-Age finissant, tenant en main l’enclume de son martyre , avec , à ses pieds le lion , symbole du courage dont il a fait preuve. Cette statue est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques ; la DRAC la dit du 18ème siècle sans autres précision .
- Outre ces deux statues, la DRAC a également inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques la « Vierge à l’enfant » datée du 19ème siècle sans autre précision.
- Les autres statues en plâtre ne présentent pas grand intérêt artistique mais elles sont bien visibles :
- Saint-François d’assise
- Saint Adrien en officier romain ; cette statue a été installée par l’abbé Mahé (donc en 1948 ou 1949 ) ; c’est elle qui est conduite chaque année en procession à la fontaine et au feu de joie.
L’autel en bois, très simple sans fioriture, est du 19ème siècle .
Avant de quitter la chapelle , que les visiteurs fassent attention aux deux bénitiers de granit (un à chaque porte ) l’un orné d’une tête d’ange , l’autre de deux statuettes mutilées qui pourraient , peut-être , figurer la Vierge et un Saint personnage inconnu.
Les vitraux ont été installés entre 2007 et 2011 par le comité qui assure la rénovation de la chapelle . ils remplacent de banales fenêtres colorées . Ils sont l’œuvre pour les deux premiers de l’atelier Saint-Charles à Brandivy pour le troisième de Bernard Le Gohic , maître verrier à Kervignac .